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Jacques Perrenoud

Prenant la relève de René Berthoud, c’est Jacques Perrenoud qui est venu enrichir l’iconographie du domaine du Satyre. Cet artiste vaudois, aussi bien lithographe que graveur, aime avoir comme sujets récurants les grappes de raisin et les femmes aux courbes sensuelles. Son talent sur la question s’est exprimé sur de nombreuses cartes de voeux du domaine et illustre toujours régulièrement les ressats de la Confrérie du Guillon, hymnes à la bonne chère, aux bons vins et à l’éloquence de bon aloi.
Vous pouvez découvrir son travail sur son site www.artenvol.ch.

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Anne Crausaz

Après deux générations de vignerons et autant d’artistes masculins, les femmes prennent le pouvoir avec discrétion et élégance. En 2004, Le Satyre lance son premier assemblage à base de Diolinoir et Garanoir et pour prendre le contre-pied de l’expression des goûts masculins qui avaient jusque-là sévit pour illustrer notre domaine, c’est vers une jeune graphiste indépendante que nous nous sommes tournés, bien connue pour son travail d’illustration de livre pour enfants. Son premier livre « Raymond rêve a remporté en le prix Sorcières et son second, « J’ai grandi ici » est lauréat du prix « La science se livre 2009 ». Elle a su apporter à cet univers bachique toute sa finesse et nous lui devons les étiquettes de nos Gamay, Chasselas, Assemblage, Carminoir et de la cuvée ni dieu ni maître ainsi que nos flyers et le graphisme de ce site.
Tous ses livres pour enfants sont disponibles aux éditions Mémo.

Images © éditions MeMo, Anne Crausaz

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René Berthoud

Une légende tenace veut que René Graff ait choisi le nom de son domaine un soir d’ivresse en compagnie de son beau-frère René Berthoud. En plus d’avoir eu le bon goût d’épouser la soeur du vigneron, il était surtout réputé pour ses oeuvres picturales délicates, notamment ses aquarelles. La soirée avançant et – sans aucun doute – l’alcool aidant, les deux compères s’arrêtèrent sur le nom de Satyre (sur une suggestion géniale du père du vigneron, Emile Graff) et en 1942, René Berthoud (dés)habilla les vases en ciment de la cave dont la « nudité » l’attristait. Exerçant une morale plus calviniste, l’épouse de René Graff fit jeter un voile pudique sur les fresques les plus graveleuses. C’est toutefois une de ses scènes qui devint l’étiquette-fétiche du domaine et orne depuis cette époque l’emblème du domaine, le Pinot noir, contribuant ainsi grandement à sa notoriété.
René Berthoud s’était déjà frotté au monde du vin puisqu’il a secondé Ernest Biéler pour la création des costumes et des décors de la fête des vignerons de 1927. Il mena ensuite, parallèlement à l’exposition de ses oeuvres, une carrière de professeur de dessin et d’histoire de l’art à Vevey, Yverdon et Lausanne. Une autre légende veut qu’il ait soutenu l’effort de guerre en réalisant pour la troupe à nos frontières quelques images osées pour éviter que le moral de nos soldats ne flanchent lors de la deuxième guerre mondiale. Au bord du lac de Neuchâtel, dans la ville d’Yverdon, se trouve une promenade qui porte son nom.
Les années passèrent et ces scènes bachiques subirent les outrages du temps et du nettoyage rigoureux qu’exige une cave. Elles furent restaurées en 2012 par le talentueux duo composé de Laure-Anne Küpfer et Christine Vallée du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire sis au Palais de Rumine à Lausanne (www.mcah.ch).